Politique américaine

 

“Afin de réserver les libertés des individus, le pouvoir a été divisé de façon horizontale (fédéralisme) et verticale (séparation des pouvoirs “exécutif, législatif et judiciaire”) : premier compromis.

La division horizontale du pouvoir a fait l’objet d’un premier compromis : le fédéralisme américain est issu d’une logique confédérale.

Le “pacte fédéral” de Philadelphie (1789) est le fruit d’une association d’États jaloux de leur souveraineté, désireux de conserver une autonomie considérable, et notamment, leur pouvoir d’auto-organisation.

Ainsi, le fédéralisme à l’américaine est en réalité très distendu, et l’État fédéral n’a qu’une très faible marge de manœuvre, pour affirmer de véritables politiques nationales.

Les pressions régionales, la disparité du développement économique, les différences culturelles, sont telles que les politiciens américains doivent agir en entrepreneurs politiques pour maximiser leurs chances d’élection et de réélection.

 

 Le processus électoral de la présidentielle :

Selon la base électorale, la plus convoitée par la présidence, certaines régions seront privilégiées.

Le système électoral impose donc aux candidats de courtiser l’électorat.

Le processus électoral des présidentielles joue ainsi un rôle déterminant dans l’affirmation d’une culture politique nationale, en exerçant une force centripète qui transcende, pour un temps, l’hétérogénéité profonde des “États-Unis”.

Le second compromis, tient à la séparation verticale des pouvoirs qui n’est, en réalité, qu’un système d’équilibre des pouvoirs maintenu, par une construction complexe de verrous et de contrepoids (Checks and Balance).

 

 Quelle était l’intention première des Pères fondateurs ?

S’ils ne voulaient pas d’un monarque, ils ne souhaitaient pas, non plus revivre l’expérience du régime d’assemblée, qu’ils avaient connue avec le Congrès continental.

S’ils ne s’entendaient pas sur le sens à donner à la séparation des pouvoirs, ils sont à une architecture constitutionnelle de compromis, orchestrant un système de “Checks and Balances”, par lequel, les pouvoirs du président sont énumérés et contrebalancés.

Tant et si bien qu’il “n’existe pas aux États-Unis d’autorité, qui ne soit équilibrée par la liberté, de pouvoir isolé qui ne soit limité par l’autre”.

S’inscrivant en ce sens, dans la logique de Montesquieu, selon laquelle “le pouvoir arrête le pouvoir”, cet équilibre constitutionnel se fonde sur un conflit institutionnalisé entre les trois pouvoirs.

Toutefois, l’équilibre des pouvoirs ne peut pas se limiter à un rapport de force constant.

Il faut donc bien, disait le président Ford, lors d’une conférence sur la loi sur le pouvoir de guerre à l’Université du Kentucky en avril 1977, qu’il y ait un déséquilibre.

Ainsi, l’équilibre est souvent imparfait, penchant parfois en faveur du Congrès ou, plus précisément du président, si le Congrès est, dans l’esprit des constituants de Philadelphie, au cœur du pouvoir fédéral (le premier article de la Constitution, lui est consacré et comporte dix sections, là où l’article 2, concernant la présidence, en a deux), il demeure que, progressivement, la présidence a accru son pouvoir”, extrait du “ Le fédéralisme américain : technique de répartition des pouvoirs”, de la journaliste française “Audrey Crespo-Mara.

Audrey Crespo-Mara”, joker de TF1, et épouse de “Thierry Ardisson”, fait tout pour être la première du JT.