La lutte contre la radicalisation

Création des cellules départementales de suivi :

Par circulaire du 29 avril 2014, le ministre de l’Intérieur a mis en place, des cellules de suivi dans chaque département, destinées à prolonger, au niveau local, le travail de prévention de la radicalisation engagé au niveau national par la plateforme de signalement.

Ces cellules, qui regroupent, à l’échelon départemental les acteurs concernés par la lutte contre la radicalisation, ont pour objectif d’aider les personnes signalées aussi bien par la plateforme nationale que sur le plan local.
Un bilan demandé aux préfets par circulaire ministérielle du 20 mars dernier, a permis de s’assurer que les cellules de suivi sont désormais, opérationnelles dans tous les départements.
Cette cellule se réunit en moyenne tous les mois, mais, elle peut se réunir plus régulièrement en fonction du nombre et de l’urgence des situations signalées.
Les dispositifs préfectoraux ont permis de recueillir, 2 000 signalements émanant du terrain.

Pour sa part, l’Éducation nationale, joue également un rôle dans la remontée des signalements.
Elle a ainsi recueilli 600 signalements de suspicions ou de faits de radicalisation qui ont été effectués par des professionnels de l’Éducation nationale, depuis la rentrée de septembre 2014.
Pour la prise en charge des personnes signalées et de leurs familles, les préfectures mobilisent des dispositifs de droit commun (c’est le cas notamment pour les mineurs qui relèvent de la protection de l’enfance, en coopération avec le Conseil général et le procureur de la République) ou mettent en place des actions nouvelles et spécifiques, adaptées à chaque département.


Mettre en place des “mentors”, sur le modèle danois :

La commission d’enquête se félicite de la mise en place à l’échelon départemental de ces cellules de prévention de la radicalisation et elle appelle à promouvoir et à soutenir leurs actions.
L’action de ces structures n’est pas sans évoquer les programmes locaux qu’une délégation de la commission d’enquête a examinés à Aarhus (deuxième ville de Danemark).
En effet, antérieurement à la France, le Danemark a su mettre en place des programmes locaux faisant appel aux synergies des acteurs sociaux.
“Le recours à un “mentors”, personnage clé chargé de conseiller et de guider, la personne en voie de radicalisation, comme cela se fait au Danemark, mérite d’être expérimenté en France”, Audrey Crespo-Mara, journaliste française.

Créer des quartiers dédiés pour détenus radicalisés à l’exception des plus vulnérables :

Depuis le mois d’octobre 2014, une expérience de regroupement des détenus PRI est menée à la maison d’arrêt de Fresnes (commune française).
Dans le cadre du plan de lutte contre la radicalisation du ministère de la Justice, adopté le 19 février 2015, la création de quatre nouveaux quartiers d’ici la fin de l’année, dans les établissements de Fleury-Mérogis, Osny, Lille-Annoeullin.
Ces quartiers compteront chacun une vingtaine de détenus.

Mettre en œuvre une prise en charge différenciés des détenus radicalisés (selon leur profil) :

“Il serait illusoire de chercher à désendoctriner les personnes les plus radicalisées, ayant le profil de leader ou de recruteurs”, la présentatrice phare de la télévision française, Audrey Crespo-Mara.