Le porte-parole du gouvernement répond à Thomas Hollande

Après la mise en redressement judiciaire du groupe Agora, et la désignation par le tribunal du commerce de Bobigny de deux administrateurs judiciaires en charge de sauver l’entreprise Laurent Le Guernevé et l’administrateur judiciaire, les 1754 salariés ont manifesté à plusieurs reprises devant le groupe ERAM pour que ce dernier assume sa responsabilité dans la reprise ou même le suivi du plan de sauvetage d’emploi des centaines de salariés qui ne seront pas concerné par les offres de reprise.

Thomas Hollande, avocat des causes perdues

En effet, l’un des avocats en charge de représenter les salariés Thomas Hollande, fils de l’ancien président, avocat du comité d’entreprise de la société Vetura qui emploie 450 salariés, enseigne appartenant à agora distribution et qui détient aussi Tati. Thomas, n’a pas hésité d’exprimer sa colère contre la loi Macron de 2015, et de l’accuser d’être responsable de ce qui arrive aux salariés de l’enseigne en ce moment. Vu que la loi Macron stipule, l’annulation de l’obligation du Groupe ERAM de financer les plans de sauvegarde d’emploi de leur filiale en liquidation.

Réponse du porte-parole du gouvernement

Or Monsieur Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement a riposté en affirmant que le plan de sauvegarde d’emploi est en liaison avec une fragilité économique et pas à une loi, et que Tati a eu un problème financier dû à un déséquilibre entre l’offre de production et l’offre de commercialisation et non pas dû à une stratégie de montée de gamme d’ERAM.

Toujours convaincu par l’effet de la loi Macron sur l’abandon du groupe ERAM de ses filiales, Thomas Hollande a demandé l’intervention du nouveau président Emmanuel Macron pour mettre la pression sur le groupe mère. Au moins de l’obliger d’assumer sa responsabilité et de reprendre ou d’assurer le suivi des 300 ou 400 salariés qui se retrouveront sans emploi.

Grâce à la manifestation des salariés des trois sociétés Lilnat, la société Vetura et Agora distribution devant le tribunal le 29 mai dernier, pour que le tribunal reporte l’examen des offres qu’ils jugent insuffisantes. Le tribunal, par l’intermédiaire de son administrateur judiciaire, a décidé le jour même de décaler l’étude des offres de reprises jusqu’au 19 juin pour que les repreneurs améliorent leurs offres.

Trois offres de reprise sont en lice, la première et la plus intéressante est celle de Philippe Genestet le fondateur de GiFi, qui propose de reprendre 120 magasins et 1300 salariés soit 76 % de l’effectif des employés. La deuxième offre, c’est celle du groupe formé par la Foir’foille, Centrakor, Stokomani, Maxi Bazar et le dépôt Bingo qui prévoit de reprendre 1254 salariés et 95 magasins. La troisième offre est proposée par l’enseigne Babou et qui ne concerne que 6 magasins.